Au rendez-vous fixé à 8h précises, nous étions neuf au départ, tous en forme et motivés malgré la chaleur annoncée. En l’absence de Roger, parti en vacances en famille (bonnes vacances à toi Roger !), c’est Michel qui a pris les commandes de la sortie, avec son désormais célèbre vélo électrique – comme le dit si bien Fitou : « Il a choisi l’électrique, pas le muscle ! »
Le point de ralliement
Comme souvent, le rendez-vous s’est tenu au rond-point de Rognonas, juste en face de la vénérable église millénaire, sur le banc à droite de l’entrée – un lieu emblématique pour notre club, situé non loin du collège Alpilles-Durance. En arrivant, je repère déjà trois collègues bien installés à discuter tranquillement.
Albert, mon compagnon habituel du lundi, m’aperçoit et, très excité, m’interpelle aussitôt :
— On t’a vu ! On t’a vu à Roquemaure il y a quinze jours, au passage du Tour de France !
️ L’anecdote : un coureur… inattendu !
Effectivement, j’y étais ! Le Tour devait passer à 15h. Venant de Villeneuve-lès-Avignon, je prends la rocade de Roquemaure en direction de Lidl, et me retrouve au fameux rond-point, où une foule dense s’est déjà rassemblée pour attendre le peloton. Inquiet de rater le passage, je m’engage franchement. La police municipale, visiblement dépassée, me laisse passer…
Et là, moment surréaliste : la foule m’applaudit des deux côtés de la route ! Je réalise que je viens de passer juste après le motard annonciateur du peloton, celui qui siffle bruyamment pour faire reculer les spectateurs. Résultat : tout le monde m’a pris pour un coureur échappé du Tour ! Certains, à ce qu’on m’a dit, ont même cru que j’étais Tadej Pogačar…
Bon, j’avoue que je n’avais pas encore reçu le maillot de l’UC Rognonais (je venais tout juste d’y adhérer), et que je roulais encore sous les couleurs de l’Union Cycliste Robert – d’où la confusion peut-être !
L’illusion n’a pas duré longtemps : un motard s’est précipité vers moi pour me faire dégager illico de la route. Mais le plus étonnant ? Un membre de notre club était là, parmi les spectateurs, et a tout vu. D’où l’accueil amusé d’Albert ce matin-là…
Le groupe du jour
Le groupe finit par se constituer (voir photo 1 et 2) :
- Gilles W. (dit Gilles 1)
- Gilles 2

- Fred
- Albert
- Gérard (que certains appellent « Origine »)

- Fitou
- Michel
- Joël
- Et moi-même.
Conciliabule autour de Michel pour tracer notre itinéraire. L’idée germe rapidement : et si on reprenait une partie du parcours du Tour de France ? Voilà qui donne à notre sortie un petit parfum de prestige !
️ Le parcours du jour (env. 70 km)
Rognonas – Aramon – Col de Dévé – Rochefort – Tavel – Pouzilhac – Saint-Victor-la-Coste – Saint-Laurent-des-Arbres – Lirac – Rochefort – Saze – Aramon – Montagnette (Frigolet) – Rognonas
Joël, encore en convalescence après une opération récente, nous quitte prudemment à Rochefort. Repose-toi bien Joël, tu as eu raison de ne pas forcer !
Une sortie sous le signe de la convivialité
Une sortie superbe, marquée par :
- La convivialité du groupe
- La beauté des forêts traversées
- Une météo finalement clémente, malgré la canicule annoncée
Quelques commentaires à chaud :
- Quand un cador du groupe (aujourd’hui Gilles 1 ou Fred) déclare : « Cette fois, on grimpe doucement… », surtout ne les croyez pas !
- Merci à la balayeuse du Tour de France : dans la descente de Pouzilhac, pas un seul gravillon à l’horizon – une rareté pour cet endroit souvent piégeux.
- En rentrant, j’ai regardé le replay du passage des pros dans cette descente sur France 2 : leur vitesse ne dépassait pas les 50 km/h. Curieux, car dans les années 2000 sur Paris-Nice, on les voyait filer à 90 km/h ! Probablement une consigne radio les avertissant des chaussées dégradées entre Saint-Victor et Lirac : fissures, trous… mieux valait lever le pied !
Une belle virée, pleine d’humour, d’énergie, de soleil et de camaraderie. Vivement lundi prochain !
Michel H.






